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Interview d'Antoine Riquet

Notre journaliste Au petit bonheur la plume a retrouvé Antoine Riquet, l'un des trois héros de Quai des confidences. Il a accepté de nous recevoir chez lui : ambiance tisane et cookies chauds dans un appartement lyonnais.


APBLP : Bonjour Antoine ! Vous êtes l’un des trois personnages de Quai des confidences, qui sort ces jours-ci. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?


AR : Je m’appelle Antoine Riquet, j’ai trente-cinq ans, je vis à Lyon et je suis contrôleur de train.


APBLP : C’est un métier particulier, comment l’avez-vous choisi ?


AR : Oh, ça, c’est le hasard de la vie… Je suis ingénieur de formation, j’ai travaillé pendant quelques années à Paris. La fin a été très difficile, et j’ai eu besoin d’autre chose. Les gens voient souvent le métier de contrôleur d’un mauvais œil. Moi, je l’aime, parce qu’il est simple. On est dans le concret, dans la rencontre, dans l’aide aux voyageurs…


APBLP : … et parfois dans la sanction, quand même ?


AR : (rire) C’est le côté piquant du métier ! Une amende de temps en temps, parfois ça défoule ! Mais la plupart du temps, on essaie de faciliter les choses. J’aime prendre soin des gens, les aider, les faire sourire aussi, avec des annonces plus ou moins loufoques. Ce côté humain me fait beaucoup de bien.


APBLP : Il vous « fait du bien » ?


AR : Dans mon poste d’ingénieur, tout était très froid. Je travaillais chez un roi du pétrole, plus friand de procédures que de relations humaines. On vivait dans notre gratte-ciel de La Défense comme dans une bulle, mais au fond, je ne faisais que gratter du papier et souffler toute la journée.

Le métier de contrôleur est plus terre-à-terre. On revient aux choses simples, et à l’essentiel de nos vies. Donc oui, ça m’a aidé à me concentrer sur ce qui est important.


APBLP : Et qu’est-ce qui est important, pour vous ?


AR : La vie… La famille… Rire… Contempler. L’amour, au fond : l’amour des gens, du monde, de la vie.


APBLP : C’est l’image que vous vouliez donner dans Quai des confidences ?


AR : Je n’ai pas cherché à « donner une image » dans ce roman. Les choses se sont passées, et je les ai vécues. C’est après que le roman est venu, qu'on a décidé de partager cette histoire avec les gens. Mais j’ai d’abord vécu les choses profondément.


APBLP : Que diriez-vous de ce roman ?


AR : Qu’il faut le lire, bien sûr ! Pas parce que j’y figure, mais parce que cette histoire m’a marqué. Et je pense que si elle m’a marqué, elle parlera à beaucoup d’autres personnes.


APBLP : En quoi vous a-t-elle marqué ?


AR : Il y a d’abord cette magie de la rencontre. Vous croyez avoir devant vous de parfaits inconnus, et vous réalisez petit à petit que vous avez beaucoup de choses à vous dire. Ensuite, cette histoire m’a poussé à dénouer des choses très importantes… de mon passé et de mon futur !


APBLP : Vous pouvez nous en dire plus ?


AR : (rire) Non, non, je suis déjà à deux doigts de vous spoiler le roman… Lisez-le, on en reparle après.


APBLP : Parlons de l’après, justement. Est-ce qu’une suite est prévue ?


AR : Le roman est à peine sorti, vous voulez déjà en vendre un deuxième aux lecteurs ? Vous avez le sens du commerce !


APBLP : Beaucoup l'auront lu en deux jours. Et alors, il faudra bien leur donner une réponse.


AR : (rire) En ce cas, je répondrai que la suite est dans les mains de l’auteur. Mais nous avons encore beaucoup de choses à raconter, et je ne serais pas contre un nouvel opus.


APBLP : Eh bien, les lecteurs liront entre les lignes ! Merci beaucoup, Antoine, pour ces réponses, et pour votre enthousiasme. Je suis certain que les lecteurs le retrouveront avec plaisir dans Quai des confidences.



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